La Route des Mouettes

Canaries


C'est parti pour le Cap Vert !

Demain, départ pour Cap Vert, nous voilà parés pour parcourir les 770 M jusque Sal,
les cales sont pleines de patates douces, gogottes et Dorada (bière locale), le vent s'annonce plutôt portant et nettement moins fort que sur la Normandie.

Les dorades n'ont plus qu'à bien se tenir, suite aux quelques aménagements que nous faits sur La Mouette !

Rendez-vous au pays de Césaria Evora.

Boujou ade !

Nathalie et Rémy


15/01/2008
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Spectacle grandeur nature.

Dimanche 13/01/08 : préparatifs, repos, baignade et découverte de la ville haute de San Sebastian.

Barques multicolores des pêcheurs.

Nous préparons notre départ pour le Cap Vert. Départ normalement mardi, si feu vert météo !

Nous irons piquer une tête à la playa Cuerva, en fin de matinée. Nous voulons aussi voir la ville haute de San Sebastian.

 

Samedi 12/01/08 : 600 m de dénivelé pour s'en prendre plein les yeux… et les genoux !

Départ à 11h, avec le bus de Valle Gran Rey. Paysages magnifiques durant la montée. La végétation change au fur et à mesure selon les expositions au soleil, l'altitude, le type de roches…

Le bus nous laisse à Pajarito, nous continuons en suivant la route de Vallehermoso sur environ 1 km. Nous sommes dans le Parc National de Garajonay, classé patrimoine mondial de l'UNESCO en 1986.

 Le Teide depuis Tenerife donne une dimension grandiose au paysage et nous souhaite une bonne balade.

Nous avons choisi un parcours de 12.5 km, entre 1400 m et 450 m d'altitude. Tout au long du parcours la végétation change :

1400 m : Monteverde canarien, une forêt ancestrale unique.

Nommée « Monteverde » dans le langage populaire, « laurisilve » et « fayal-brezal » de façon plus académique, verdoyante toute l'année, cette forêt est une véritable relique du passé. Nous y trouvons une partie de la flore des forêts qui, il y a plusieurs millions d'années, peuplaient la zone méditerranéenne et qui ont disparues du continent en raison des changements climatiques.

Des espèces que nous connaissons  (bruyères, lauriers…) sous forme herbacée sont victimes ici de gigantisme : leur développement dans les îles (milieu tempéré) couplé à la présence de brumes fréquentes qui réduisent l'évaporation font qu'elles deviennent ligneuses. Les bruyères peuvent atteindre 5 mètres de haut, les lauriers 30 m…

Lichens, mousses donnent un aspect particulier à la forêt.

Arbre monstre, prêt à dévorer les randonneurs !

A chaque instant, nous nous attendons à voir des fées, trolls...

 

900 m : retour à la civilisation, premières terrasses, troupeaux…

Descente de la « Monteforte », attention au vertige. Le chemin a été fait par l'homme, il y a bien longtemps…

Chute vertigineuse du petit ruisseau que nous avions suivi dans la forêt et laissé avant d'amorcer notre descente... moins spectaculaire.

 

600 m : premiers cactus, palmiers.

Petit barrage en contre bas. L'eau précieuse est retenue puis acheminée vers les terrasses de bananiers, maraichage…

 

400 m, village de Herminga : « Nous étions là haut ! »

Bilan : deux pneus explosés et une rotule qui fait « Cruic Cruic Cruic !», mais surtout une bonne dépense physique et des souvenirs merveilleux.  

 

Vendredi 11/01/08 : l'île aux palmiers.

Dans l'objectif de réaliser un article sur la vigne de l'île, nous nous rendons à Vallehermoso.

 Nous prenons le bus, la voiture si elle permet de s'arrêter partout, le chauffeur n'en profite jamais… et puis à 5 €/pers aller retour, il n'y a pas photo. Nous voilà à la montagne ! Ca grimpe très vite, le bus dépasse rarement 45 km/h, il est équipé de freins électriques. Rémy explique « Ce frein est appelé TELMA. C'est un moteur électrique installé sur l'arbre de transmission qui fonctionne en sens contraire : dans les descentes, le chauffeur actionne ce moteur à plus ou moins de puissance pour freiner. C'est doux et efficace. »

En route, le Teide que nous n'avions pas vu sur l'île de TENERIFE nous salue.

Le symbole de l'île est le palmier. Nous retrouvons des terrasses, où bananiers, orangers, jardins se côtoient dans un joli maillage de couleur.

 

La zone de production vitivinicole de la zone d'appellation d'origine La Gomera couvre 150 ha répartis sur toute l'île. Au « Consejo Regular de Denomination de Origen La Gomera », nous demandons à l'accueil de rencontrer des techniciens. Nous tombons sur Cerbère, une secrétaire pas du tout arrangeante qui nous dit « no tourismo ». Nous lui faisons comprendre que nous ne venons pas pour ça. Elle comprend, mais ne cherche pas à nous trouver quelqu'un qui parle anglais. Il n'y aura pas d'article pour le magasine LA VIGNE sur les Canaries.

Nous allons arpenter la campagne. Le calme et les odeurs nous font le plus grand bien.

Roches basaltiques surplombant la ville.

Petit parc avec trois Grâces en pleine discussion.

Jardinier avec un drôle d'outil, mais très efficace : tout en un, « binette-sarclette-pelle ».

 

Retour à San Sebastian :

 

Playa de la Cueva.

Dans la future marina, cachée par la haute digue, une pirogue nous rapelle les tentatives d'exil d'Africains... Réussie ou échouée, nous n'osons penser aux conditions dans laquelle cette traversée a eu lieu. Combien de pertes humaines ?

Pour terminer cette belle journée, spectacle grand public, sur la place du village. Organisé par le club de percussion de San Sebastian : mélange de musique et chorégraphie. Les instruments sont rudimentaires : de la poubelle (plastique ou toile), cuillère en bois, tubes cartons de différentes sections et longueur, balai, tambourin… et baguettes de tambour. Ambiance endiablée !!! Le public participe et les musiciens sont récompensés de leur professionnalisme.

 


13/01/2008
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Nos premières impressions se confirment : l'île promise.

A lire : Le Monde.fr : En Chine, une eau rare et polluée.
//www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3216,31-998206@51-998223,0.html

10/01/08 :recherche  maître  voilier...

Le petit déj nous augure de bons moments sur l'île de la GOMERA...

La montagne nous appelle (vue du bateau).




Puis, moins marrant : bilan des dégats.

Il y a un maître voilier, nommé Thomas, sa boutique est prés de l'église. Nous y allons. Fermé, un numéro de téléphone sur la porte. Nous continuons vers le centre ville.

L'église de San Sebastian est joliment décorée de boiseries. Christophe Colon y aurait suivi une messe avant son départ pour les "indes".

Détail de plafond. 

Bas relief d'un autel peu commun.

Thomas vient nous voir directement au bateau. Nous avons préparé la voile sur le ponton. Nouvelle (mauvaise) surprise : la chute est cuite sur plus de 5 cm. Thomas nous propose de couper et renforcer chute et bordure pour avoir un gréement solide jusqu'au bout de notre périple. Surtout si nous voulons remonter vers les Açores, après le Cap Vert. Délai : milieu de semaine prochaine.

Découpage sur la jetée, pour être protégés du vent.

 

Nous rinçons ensuite la voile pour que le sel n'endommage pas la machine à coudre. 


Séchage. Nous portons la voile à l'atelier avant 19H. « Ca sera prêt lundi soir ».

 Nous disposons donc de quelques jours pour découvrir La Gomera. 17 000 habitants (contre 800 000 pour Tenerife). Sa forme est quasiment circulaire, avec 378 km2. Elle est d'origine volcanique, mais n'est plus en activité. Son climat est presque méditerranéen (longue période sèche et des pluies irrégulières en automne hiver) avec des étés plus frais et des hivers plus doux, suite à l'influence de l'océan et des vents alizés. La température moyenne est de 22°C !!

Prévision du programme des jours à venir... ???

Falaises "mille feuilles" surplombant la marina.

 

09/01/08 : Santa Cruz (île de Tenerife), San Sabastian (île de Gomera).

Quelques jours à Santa Cruz, la plus grande ville des Canaries, durant lesquels Rémy a cherché vainement les causes de la fuite et continué encore quelques aménagements.
- Cuisinière (cf. article d'avant),
- Charnières des coffres arrière,
- Aménagement du coffre avant pour que les bouts soient facilement accessibles, idem pare battages.

Comme nous sommes arrivé le samedi et que jusqu'au lundi il y avait relâche pour cause de « fête des Rois » (férié), puis mardi préparation des soldes, nous n'avons pas loué de voiture. Nous ne voulions pas tout trouver fermé comme à nouvel an !

Au détour d'une rue...

Le marché de Santa Cruz.

Festivité des Rois, feu d'artifices, défilés....

Je profiterais du premier jour des soldes pour faire quelques « affaires ».

A quelques pontons, Le bounty !


Le Parc National du Teide devait être impressionnant à voir : le Teide est un massif volcanique encore actif, culminant à 3718 m (le sommet le plus haut d'Espagne et de tout l'atlantique) ; mais comme nous avons déjà vu le parc de Timanfaya à Lanzarote, nous préférons louer une voiture quand nous serons à la Gomera pour aller voir la laurasilve (forêt primaire méditerranéenne) que nous n'avons pas pu découvrir à Madère pour cause de mauvais temps.

Santa Cruz – San Sebastian : 70 M environ.

Réveil 5h30, douche, déjeuner, appareillage. Nous passons les jetées de Santa Cruz vers 07h30.

Gran Canaria, dans les brumes du lever de soleil.

 Peu de vent, en plus changeant légèrement de direction. Or comme nous sommes vent arrière, nous n'avançons pas. Nous décidons d'appuyer au moteur.

Surprise ! Quand nous déroulons le génois, au lieu d'avoir notre chute bien bordée j'aperçois un filet de ciel bleu entre deux bout de tissu ! « Regardes la chute, Rémy, le génois est déchiré ». Le nez en l'air, nous regardons deux belles encoches d'un mètre au total. « Zut, je ne l'ai pas vu quand j'ai enroulé le génois proprement, il y a deux jours. » soupire Rémy.


Lors du coup de vent à la sortie du port Atlantico à Lanzarote, nous avons réduit, peut être trop tard, nous n'avions rien vu. Puis, comme les grains se succédaient à un rythme d'un par demi heure maxi et que la houle nécessitait le moteur pour mieux la passer, nous n'avions pas remis le génois du parcours.

Nous roulons, nous mettons la trinquette.

Champ d'éoliennes.

Ponta Montana Roja.

Ponta Rasca couverte de serres pour produire des bananes (abri du vent).

Vent arrière (NE, 12-16 nds) pour longer Ténérife. Puis, passé le phare Ponta Rasca, couvert de serres pour la production de bananes je présume, le vent vire au travers (NO) en une minute, s'établit puis mollit. Heureusement, nous avons un peu de courant avec nous (0.5 nds). La veille, nous avions envisagé de passer la nuit à San Christianos (côte Sud Ouest de Ténérife) pour ne pas naviguer de nuit entre les deux îles, mais la moyenne est bonne, nous serons vers 19H à La Gomera.

Nous ne voulons pas naviguer de nuit, non pas que nous ayons peur du noir, mais qu'un spectacle potentiel nous attend de jour : les baleines, les dauphins… qui vivent entre les deux îles.

Nous apercevons en effet des points noirs de temps en temps à la surface de l'eau : des globicéphales noirs.


Ils vivent en bande de plusieurs dizaines d'individus, au large des tombants, leur taille peut atteindre 6 m pour deux tonnes. Ils chassent les sèches ou les calamars (un mâle peut en consommer jusqu'à 50 kg/j).

Nouvelle pirouette du vent : à l'Ouest cette fois-ci. Carrément inattendu, car Windguru nous avait prédit du NE toute la journée.

Autre particularité des îles : les coups d'accélération du vent. A peine à 10 M de San Sebastian, le vent forcit. Nous avons entendu parler de montée à plus de 35 nds en quelques minutes. Pour nous ce sera 20 nds maxi, Nord, pour changer encore une fois de direction. Nous finissons au pré serré, un bon clapot nous éclabousse.

Arrivée à 19h15. Accueil chaleureux par un gardien, il nous aide à nous amarrer. Falaises dans la nuit se dressant au dessus du port. « Ouf fini la grande ville et le tourisme de masse ! ». Il fait noir, nous attendrons le lever du jour pour découvrir le véritable visage de San Sebastian, mais déjà l'ambiance qui se dégage du port nous plait.

 


11/01/2008
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Bien arrivés à l'île de Ténérife, toujours aux canaries.

Nous avons décalé notre départ au 04, nous ne trouvions plus la corde à virer le vent... il restait nord ouest.

Vendredi matin, réveil 06H, petit déjeuner tranquille.   

Départ 08h00, sur les chapeaux de roues, car 35 noeuds de vent dès le départ.

La pointe de l'île dépassée, nous avons du Nord, mer hachée et creux de 10-12 mètres. Vent 20-25 nds, jusqu'à 35 nds dans les grains.

Au total, environ 30 grains dans la journée ! Nous avions hésité à relâcher à Gran Canaria, plus portant. Mais le barômètre avait une trés légère tendance à remonter après une chute à 1020.

Depuis que nous sommes à quai à Puerto Atlantico, à Santa Cruz. Le soleil est revenu. 23°C en centre ville.

Dicton du jour :

Journée à grains forge le marin.
Houle à Creux accroche ton maqueux*.

* : prothèse dentaire mobile. N'y voyez aucun souci pour nous, c'est pour la rime. Les cauchois apprécieront.

Nath et Rémy

La gasinière n'a pas aimé les secousses. Au bout de 7 ans de bons et loyaux services, elle y a laissé un axe, l'autre était d'ailleurs sur le point de lâcher...

A droite celui qui a laché, à gauche celui qui tenait... à un fil !

C'est réparé !


05/01/2008
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Eau à 18-20 °C....

Le vent est toujours à l'Ouest ce matin. Il semble vouloir virer au nord... La Wifi est bien lunée, donc voici en attendant qu'Eole s'établisse en notre faveur, les dernières nouvelles de La Route des Mouettes.

Boujou à tous.

 

Bonne Année et Bonne Santé à toutes et tous ! Bon vent à vos projets !

Du bonheur autour de vous.

Nous partons de Puerto Calero le 30/12 pour une autre grande marina de Lanzarote : Marina Rubicon. Nous espérons que l'ambiance y sera plus conviviale pour nouvel an.

Marina Rubicon, avec son phare... noir, en roche volcanique.

 

Nous n'arrivons pas à avoir d'infos sur les autres îles (internet, livres…). Nous avons l'impression que chaque île fonctionne en vase clos. Chacun ses touristes !

Nous louons une voiture pour deux jours. Nous allons pouvoir explorer l'île à notre guise.

Contrairement à Madère, il n'y a pas de service de bus local, ce que nous préférons pourtant pour être en contact avec la population et pour des questions économiques. Après renseignement, nous pouvions opter pour  une visite commentée (40€/pers pour une journée, soit plus cher que la location de la voiture à la journée 30 €). Nous ne regretterons pas ce choix : nous avons croisé les groupes de ces excursions, c'est du charter. J'ai été écœurée lors de notre arrêt à la Bodega (cave) LA GERIA. En effet, les gens descendent du bus, une rangée de verres sur le comptoir les attend, le service du vin est infect : versé vulgairement (tiens mon gas !). Quand j'imagine le travail des viticulteurs pour obtenir ce breuvage, pas un grand cru certes… Les touristes achètent par mimétisme, effet de groupe peut-être, en tous les cas ils n'ont pas pu déguster leur verre que déjà ils remontent dans le bus. Donc pour ceux qui se rendront à Lanzarote, vous êtes avertis…

« Esencia del Volcan », tel est le slogan pour décrire l'appellation d'origine du vin local. Incroyable !

 

Les vignes sont cultivées ici d'une façon que l'on peut difficilement imaginer. Avant de venir, nous avions vu des photos, mais le voir… ça force le respect ! Directement dans la lave, des trous de 4 m de diamètre, profonds d'un mètre, sont bordés d'un muret en demi-cercle (haut de 70 cm, en pierre… volcanique). Dans cet abris du vent, un pied de vigne, voire deux. Tout ceci donne une ambiance très particulière, sur plusieurs centaines d'hectares !

Autre paysage spectaculaire, le parc national de Timanfaya.

C'est une réserve naturelle sur l'un des sites de l'éruption de 1750 qui a ravagé l'ensemble de l'île. Interdit de randonner, de se déplacer en voiture… un bus nous emmène en suivant un tout petit chemin (parfois quelques sensations de finir dans le cratère) à la découverte  des roches encore torturées, colorées… Nous essayons de filmer, mais pas facile, les reflets de la glace du bus gâchent les prises, idem pour les photos. A quelques mètres sous terre, la température reste très chaude (+ 250 °C à 2 m, 400 °C à 10 m), d'ailleurs un des gardiens nous tend une poignée de lapidi rouge ramassée au creux d'une crevasse : c'est chaud, 40°C environ ! Puis, il nous entraine devant un trou béant, prend un tas de branches sèches, l'enfourne… au bout de quelques secondes de la fumée sort, puis les branches flambent, pyrolisées. Autre attraction rigolote : il verse cette fois de l'eau dans une petite cheminée… deux secondes… PSHITTTTTTTTTTTT ! un énorme geyser de plus de 3 m de haut sort de terre ! 

Ca chauffe en dessous !

Musée agricole fermé. Musée du vin ouvert, mais pas de possibilité d'avoir des contacts pour mes articles… dommage, le sujet était intéressant. Pique nique sur les hauteurs de La Geria, dans les vignes. Grand calme bienfaiteur troublé seulement par le vent.

Monumento al Campesino : tout l'artisanat local est représenté. Dans la cour, un escalier en colimaçon dans un trou fait dans la roche volcanique brute, avec une cascade et un bassin, nous invite à descendre. Enorme salle de restaurant souterraine, ronde, très agréable, on se croirait dans un volcan (sauf pour la chaleur, car il fait frais).

Un petit détour vers les salines Janubio et vers EL GOLFO, pour profiter des rouleaux et du dernier coucher de soleil de l'année !

BONNE ANNEE. Nous optons pour le restaurant. Mais au bout de quelques cartes d'étudier et vu la tête patibulaire des gens à l'intérieur, nous nous arrêtons à la terrasse la plus sympathique : une brasserie. Original, non ? Une bouteille de vin blanc de l'île, région d'AIZA, cépage Malvoisie, pour arroser l'événement. Poisson, frites, salade. Bananes flambées au bateau. Feux d'artifice, pétards un peu partout dans la marina, mais ambiance bon enfant. Ce n'est pas IBIZA !

Le premier janvier, nous allons vers LA SANTA. Détours dans les petits villages. LA ISLETA, une presque île, avec des constructions à moitié en ruine au passage du guet : tentative de plage aménagée, projet immobilier loupé…, nous ne saurons pas. Des brisants au loin attirent notre attention. Surfeurs dans les rouleaux. Pas de place pour les débutants. Spectacle à couper le souffle.

Nous voulons nous baigner, nous aussi, mais dans une eau moins brassée. Bout de route en travaux, nous faisons trois kilomètres de piste. Nous avons l'impression d'être au Mali presque : aucune végétation, troupeau de chèvres divagant, poussière, secousses… 

Il est 14 heures. Les estomacs commencent à se manifester. J'ai oublié le petit paquet de gâteau que j'avais préparé ; de plus, 1er janvier oblige : tout est fermé.

Playa de FAMARA. Vue sur la Gracioza. « Nous sommes arrivés par là » dit Rémy en regardant le large, pensif. La plage est magnifique, mais le vent du large et les nuages cachant le soleil nous cassent notre envie d'eau salée… et les estomacs qui nous rappellent l'heure !

Gracioza dans le fond à gauche.

TEGUISE, de loin cette ville semblait déjà accueillante. Ruelles avec belles bâtisses, murs blanchis et pierres angulaires noires. Magnifiques portes. Une petite terrasse nous met les papilles en éveil... Nous dégustons un « Pulpo a la Plancha » et des « Lapas » (coquillages genre chapeau chinois, avec beurre persillé cumin). Grosses sculptures en fer forgé, décor et ambiance sympa. Aussi bons qu'inattendus, avec de tels plats parfumés, épicés… nous considérons que notre réveillon a véritablement lieu maintenant, à 4 h de l'après midi.

Encore quelques détours pour ne pas rentrer tout de suite.

Arrêt pour regarder des jardins... Pluviomètrie moyenne de l'île : 150 mm, soit deux orages seino-marins ! Tout est fait là aussi pour se protéger du vent qui dessèche tout.

Compost fait méticuleusement. La matière organique vaut de l'or !

Crottin de cheval ou mulet (?) mis pour nourrir les jeunes plantes, buttes pour les protéger du vent... La reprise n'est pas garantie.

 

 Nous allons jusqu'à la Playa de PAPAGAYO. A la sortie du rond point, je me demande si je ne fais pas une sortie de route, mais non, à dix mètres du carrefour, sans avertissement quelconque : une piste. Re-poussière, secousses… qui nous transportent ailleurs ( ?).

Premier coucher de soleil de l'année. « Nettement plus beau que ceux de l'an passé, ça se voit qu'ils font des efforts. » 

Nous pensons partir demain vers TENERIFE. Quelques courses à PLAYA BLANCA. Nous ressortons à temps : police en train de regarder notre voiture garée sur une ligne jaune, ouf !

Odeurs de graillon sur le port : vive les restaurants snacks. L'huile doit commencer à en avoir marre de chauffer depuis ce matin et elle le fait savoir. Les gens des terrasses jettent du pain aux poissons, un héron guette les poissons, nous faisons peur au héron en passant sur le ponton…

Rémy appelle Denis pour avoir une confirmation météo. Mais, il semblerait que le vent tourne plein W !

Denis nous envoie un mail tard le soir :

 Salut à vous les corsaires,

Rien de dramatique mais c'est pas terrible en direction pour demain le 2 au matin c'est mou sur la zone jusqu'au 3 fin de journée.

Il y a du vent qui se forme sur le NE de la dépression et globalement c'est du NW 10/15 Nd jusqu'au 3 janvier 15h UTC

LE 4 00H00 UTC  çà passe rapidement 20 Nd de Nord en surveillant que la dep ne descende pas de trop car juste derrière vous il y aura un petit passage un peu plus fort mais çà ne devrait pas durer puisque vous serez en avant du système et que vous allez à l'opposé de la depression qui est sur Gibraltar.

le 04 c'est mieux avec Nord environ 20 /22 Nd à la mi journéeçà reste 20 Nd ou un peu plus puis tourne NE même force jusqu'au 6 janvier 00H00 UTC là vous serez arrivés çà forcira un peu derrière environ 30nd mais vous serez au port.

Nous restons donc une journée de plus. Voiture rendue, nous ne nous voyons pas passer la journée à la Marina.

Grande lessive, nous profitons des machines à laver et sèche linge. Mais, le prix nous reste en travers de la gorge : 2 jetons de chaque = 16 €. Tout est bon pour payer 3 fois le prix de la valeur du moindre service. Dans le même style, la WIFI : nous avons pris 5 heures, sauf que pour charger 2 messages il faut un quart d'heure… voire plus si déconnexion. Le tout a 13 €. Idem pour le téléphone. Serions-nous en train de regretter le Portugal ????

Inspection des fonds : toujours de l'eau (1 cuillère à café) prés de l'axe de la dérive. Mais, d'où vient cette eau ???? Rémy explore le cabinet de toilette. Sous les planchers, le long de la lisse, il éponge la valeur d'un bon verre. Nouvelle piste : le lavabo ou les WC. Assèchement de tout, démontage… rien de suspect. 

A midi, nous partons passer l'après-midi devant la baie de PAPAGAYO. Mouillage prisé, mais ce n'est pas grave, nous serons bien ici pour nous baigner.

Pas d'erreur : eau turquoise, entre 18 et 20 °C… Lecture, bronzette.

Retour au port pour retrouver les fonds et leurs mystères (toujours pas résolus), le journal de bord…

Nous partons demain pour l'île de TENERIFE.  125 M, soit 25 heures de navigation pour une moyenne de 5 nds. Nous passerons une nuit en mer à scruter les cargos qui se rendent aussi à SANTA CRUZ.

TENERIFE est l'île la plus haute de l'archipel (3717 m, Pico de TIDE) : végétation tropicale au Nord et désert au sud !

 


03/01/2008
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